Réflexions libres et sentiments partagés d’un enthousiaste de la vie, de culture, des gens et surtout de la mode (quand même !). Quatrième degré éventuellement requis.

Par Paul-Arthur Jean-Marie

Chers tous,

Vous me voyez ravi de vous retrouver après le succès fulgurant de mes premiers essais en tant que chroniqueur reconnu. Eh oui, l’espace d’un instant, je me suis vu entrer dans la cour des grands chroniqueurs adulés de tous et dont les écrits sont partagés par milliers, poussant le peuple dans ses retranchements. Je m’y suis vu, oui. Seulement, tout ce fantasme retombe assez rapidement quand on se rend compte que pour la deuxième chronique, on n’a pas grand chose à raconter. Rien à dire, nada, niet. Aucune vanne, pas un seul trait  d’esprit. D’ailleurs, je continue d’écrire sans vraiment savoir comment vont s’achever ces lignes. C’est bien ballot.

Dois-je évoquer la récente pétition lancée sur la toile pour amener les marques et les grands acteurs du luxe à ne plus faire appel au photographe américain Terry Richardson peut-être ? Le plus désolant dans cette affaire, c’est surtout qu’après tant d’années, la mode ne se soit toujours pas rendue compte que son métier n’est qu’un prétexte et un moyen d’assouvir ses lubies sexuelles douteuses… Ou alors parler de Justin Bieber, qui depuis trois semaines publie tous les lundis un nouveau morceau ? Jusqu’ici, les sons proposés par l’idole de la jeunesse écervelée  sont en totale rupture avec la soupe commerciale que l’on connait de lui. Non, de « Hold Tight » où il pleurniche au sujet de la perte de son ex, Selena Gomez à « All That Matters« , l’ado à mèche veut prouver qu’il a grandi, que du duvet a poussé au-dessus de sa lèvre, qu’il est un homme. Ces morceaux se rapprochent du R&B dans leur construction. On est très certainement loin d’un Marques Houston, mais ce n’est pas (si) mal, ça se laisse écouter. Excepté les moments où il tente de prendre une voix sensuelle et charmeuse : cela instaure beaucoup de malaises. On a plus l’impression de vivre un abus sur mineur plus qu’autre chose. Qui plus est, pas sûr que son public de pucelles excitées suivra. Du tout au tout, je peux aussi parler de la créatrice allemande Jil Sander qui vient de quitter la direction artistique de la maison éponyme pour la troisième fois depuis 1999. Quelqu’un pourrait lui expliquer que quand on emploie l’expression « chaises musicales » en parlant des designers qui intègrent et s’en vont des marques, il ne faut pas toujours le prendre mot pour mot et pour soi ? Tu peux rester tu sais Jil, rien ne t’oblige à partir et revenir tous les trois à quatre ans.

Le public de Bieber en question

Pour quelqu’un qui n’avait absolument rien à raconter dans sa chronique à succès, il faut avouer que la récente demande en mariage de Kanye West à sa dulcinée Kim Kardashian, c’est du pain béni sur un plateau d’argent. Littéralement. Quel chemin parcouru pour la jeune femme quand même. D’amie-porteuse de sacs de Paris Hilton à styliste de Brandy, puis actrice (enfin « actrice », vous voyez ce que je veux dire, sinon disons spécialiste des vidéos maison), starlette de télé-réalité, organisatrice de recel de contrefaçons, elle s’apprête à épouser un des plus grands génies créatifs que la terre ait porté *tousse*. Concrètement, qu’est-ce qui est passé par la tête de Kanye ? Le bébé, bon très bien, mais on ne s’attendait pas à une demande en mariage, pas tout de suite.

Kanye, sérieusement, tout ce qu’on voulait, c’est que tu la fasses tomber enceinte pour qu’on puisse la voir aussi énorme qu’une baleine saucissonnée et rigoler un bon coup après une longue journée. Ça pouvait s’arrêter là et plus tard, tu aurais dit à femme et enfant « Yo Kim, désolé de partir, tu as fait un beau bébé blabla, mais Amber (Rose) a vraiment de plus grosses fesses« , en beau salaud que tu serais. Tout le monde aurait compris. Donc, Yeezus, Jésus, enfin je sais plus, Kanye merci de réparer les dégâts et de récupérer cette bague, avant qu’elle ne te largue au bout de 72 jours pour générer un peu drame de dans son émission . Enfin, annuler le mariage surtout parce qu’on doute que Kim te la rendra, cette bague. Sachant qu’elle a gardé celle de Kris Humphries, son ex-mari, pendant un long moment  (Quelqu’un a dit profiteuse ?). A bon entendeur, salut !

Avant de conclure, j’aurais aimé parler de choses un peu plus profondes, histoire de faire croire qu’on peut discuter d’autre chose que des futilités et des sujets creux. Non, je ne vais pas m’épancher sur Jean-François Copé qui veut révoquer le droit du sol, encore moinss sur le cas de la superbement mignonne Leonarda. Je vous conseillerais juste de vous rendre  à l’exposition d’Azzedine Alaïa au Musée Galliera de la ville de Paris. Cette rétrospective sur l’oeuvre du créateur tunisien qui a définitivement influencé l’histoire de la mode est à voir de toute urgence. Oui, c’était ça mon info pas futile du tout. En attendant la prochaine chronique dans deux semaines qui abordera la Lagos & Design Fashion Week actuelle et une récente étude sur le pouvoir d’achats des noirs (oui, je connais d’avance mes sujets, je suis génial de fait), restez fabuleux. Du moins essayez…