Pour ceux qui suivent la mode avec beaucoup d’attention, le mois de septembre c’est un peu Noel avant l’heure. D’abord parce que c’est la rentrée et que bon nombre d’entre nous songe à se refaire un dressing adapté aux tendances, mais surtout parce que c’est le mois des Fashion Weeks les plus importantes de l’année. Celui des présentations Printemps/Eté. Pour la cuvée 2015, c’est New York qui comme à l’accoutumée, a ouvert le bal. Notre contributeur Loid Oyenamono n’a pas pu faire l’économie d’un recap’ des plus beaux défilés de la saison !

NYFW Recap 1 Photo 1

Thom Browne :

Fidèle à ses excentricités, la femme Tom Browne portera des chapeaux-costumes, gravures épineuses et des broderies à l’anglaise, des tissus de fil de pêche. Lors du défilé Printemps/Eté 2015 qui faisait échos à un Wimbledon fantaisiste et fantasmé tout droit sorti de son imagination, Thom Brown nous a régalés avec ses pantalons-tailleurs, ses palettes de couleurs, son obsession pour les déconstructions qui frôlent la perfection. Le couturier anglais démontré une fois de plus toute l’étendue de son talent, prouvant une énième fois que son inventivité et son imagination est sans borne. Un jardinier au chapeau melon dans un short de costume en seersucker et bas résille ouvre le défilé en tondant la pelouse, et tout le reste n’est qu’éblouissement…

Thom Browne

Victoria Beckham :

Incroyable. Il faut admettre que personne ne l’a vu venir, pourtant avec cette nouvelle collection, Victoria Beckham prend un nouveau tournant et s’inscrit dans l’évolution. Exit les robes moulantes, la nouvelle femme VB est chic en safari avec ses rayures zèbre et ses gravures. L’évolution constante d’une marque est toujours quelque chose de très excitant pour ceux qui considère la mode comme une vraie passion et c’est ici le cas car le moindre petit détaille compte.

Victoria Beckham

Michael Kors :

Michael Kors donne une idée de la femme fraiche, belle et désirable. Une aubaine dans un océan d’excentricités et de catastrophes fashion (Hello ! Jeremy Scott). De la simplicité, de l’élégance, des motifs floraux texturés en une palette de couleurs printanières qui nous évoque la fantaisie. A mesure que sa marque se transforme à petit pas en mastodonte (il s’est lancé à l’assaut du marché asiatique avec l’ouverture récente d’une première boutique en Chine), ses collections se font plus raffinés et acclamés au point d’éclipsés des tenors de la Fashion week new-yorkaise comme Diane von Furstenberg. Il faudra désormais compter sur/et avec lui.

Michael Kors

Public School :

Leurs noms ne sont pas encore mainstream, pourtant Public School, leur marque commence assoir une belle réputation dans le milieu de la mode. Dao-Yi Cho et Maxwell Osborne se sont d’ailleurs vu décerné le prix très convoité de Menswear Designers de l’année de l’année lors des derniers CFDA Fashion Awards devant nul autre que Thom Browne et Rag & Bone. Pour cette collection mixte, le duo le street sophistiqué. C’est minimaliste, c’est moderne, les coupes sont rectilignes avec des effets géométriques chers à Margiela, c’est presque trop abrupt, mais comme disent les ricains : it’s wearable et c’est tout ce qui compte au final.  Avec eux, le vêtement sport de luxe a encore de beaux jours devant lui.

Public School

Badgley Mishka :

Mark Badgley et James Mischka, de la ligne éponyme Badgley Mishcka, sont des vétérans dans l’industrie de la mode. Depuis plus de 25 ans, ils ont acquis une réputation de serial killer,  grâces à des créations qui dégainent toujours le glamour.

Avec autant d’année en activité, il n’est point question de douter qu’ils ont compris que l’édition est le point d’aboutissement d’une collection. Couper un vêtement n’est pas tâche aisé,  cela nécessite un savoir-faire.   C’est précisément sur ce point que l’ensemble de cette collection trouve sa cohérence. Badgley Mishka nous a livré l’idée d’une découpe aboutie. Une silhouette qui enveloppe les épaules et la taille, en enveloppant le corps dans une idée de la féminité. Fraiches, lumineuses et toutes en grâce, la femme Mishka semble tout droit sorti d’un conte des mille et une nuit.

Badgley Mishka

 

Carolina Herrera :

Dans l’histoire de la mode américaine, Carolina Herrera a place particulière. Elle a traversé les décennies, quand beaucoup de ses contemporains se sont décomposés face à la violence de l’adaptation car, la monde change et la mode avec, mais la maison Herrera est toujours là, plus forte que jamais. Pour cette dernière collection, Carolina revisite une de ses marques de fabrique : l’imprimé floral. On y a vu des teintes dicté la palette de couleurs des vêtements. Des fleurs surdimensionnées hardiment étendu sur des ensembles et des robes architecturalement conçus. Un très bel usage est fait de la technologie de l’impression 3D, offrant à l’œil des broderies, des rembourrages de tissus, des couleurs tantôt vives, tantôt nuancée. Dans la mode, il faut inventer et se réinventer, encore et toujours !

Carolina Herrera

Article par   Loid Oyenamono.