Les cinq lettres représentent l’un des incontournables actuels des détaillants streetwear hip-hop. Sur un t-shirt large ou une casquette, le logo Wati B s’affiche. A l’instar des Unkut ou Distinct, créés par les rappeurs rivaux Booba et Rhoff, Wati B vient directement du rap français.

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Le Wati B est en effet un label musical, fondé en 1999 par Dawala, de son vrai nom Dadia Diakité, qui réunit aujourd’hui une trentaine d’artistes et fait partie de Sony Music.

Le concept est bien rodé : dans les clips musicaux, les artistes du label mettent en avant les produits de la ligne textile. La marque compte ainsi quelque 150 points de vente streetwear en France, dont deux boutiques à l’enseigne à Paris et Marseille qui proposent ses t-shirts entre 25 et 35 euros et ses sweats entre 45 et 65 euros.

« Le t-shirt et la casquette logotés restent les points forts de la marque. Tout l’enjeu pour nous est de parvenir à proposer autre chose que du gros logo pour être prêts le jour où cela s’essoufflera, explique Dan Assouline qui, avec la société Rebel Agency (créée pour l’occasion avec Benjamin Kalfon), a repris la licence textile l’an dernier. Nous avons développé des marquages plus discrets, des pantalons, etc. »

Une stratégie qui permet aussi de segmenter l’offre et d’aborder une nouvelle distribution. La marque est sponsor de l’équipe de basket de Nanterre et des équipes de football de Caen et Montpellier, elle entre logiquement dans les réseaux sport. « Nous avons fait un test en avril-mai dans 22 magasins Intersport avec d’excellents taux de sortie, souligne Dan Assouline. Nous allons livrer 70 Intersport et, comme il y a les journées d’achat du réseau actuellement, nous pourrons peut-être en compter une centaine ».

Wati B pourrait ainsi quasiment doubler son réseau. Un essor important pour la marque qui ne communique pas ses résultats. D’autant que Wati B livre sa première licence chaussures cet automne et prépare d’autres accords sur de nouveaux produits.
Par  Olivier Guyot pour FashionMag.com