Après New-York, Londres et Milan, c’est au tour de la capitale française d’accueillir la Fashion Week pour les défilés automne/hiver 2012-2013. Hier, pour le premier jour, ce sont comme d’habitude de jeunes créateurs qui ont ouvert les hostilités. Parmi eux, les deux belges, Anthony Vaccarello et Cédric Charlier qui, en leur début de carrière, regorgent déjà de promesses.

Anthony Vaccarello : la confirmation

Grand lauréat du prix de l’ANDAM (Association Nationale pour le Développement des Arts de la Mode) en 2011, Anthony Vaccarello a prouvé cette saison qu’il ne déméritait pas sa récompense. Prenant une approche légèrement plus masculine, il proposait une collection dans un style army. Karlie Kloss a ouvert le défilé habillée d’une veste satinée d’officer bleue nuit, aux volumes impeccables. Bien entendu, les robes diablement sensuelles, spécialités de Vaccarello sont de la partie. Les mannequins arborent ces robes asymétriques construites avec la plus grande des précisions, l’allure radicale et sexy à la fois. Cette présentation a également été l’occasion de découvrir la collaboration du jeune designer avec le chausseur Giuseppe Zanotti. Des sandales multi-brides aux surprenantes bottes en satin, le résultat de ce partenariat à tout l’air d’un futur succès en boutiques. Dans la salle, l’assistance se veut de plus en plus importante au fil des saisons. Mademoiselle Agnès, Kanye West et Carine Roitfeld, entre autres, étaient présents pour applaudir et encourager celui que l’on surnomme déjà le « nouveau Tom Ford ».

Cédric Charlier : retour de l’enfant prodigue

Son départ de Cacharel l’an dernier avait provoqué la surprise générale au sein de la sphère mode. Nommé en avril 2009 à la direction artistique de la maison, il avait réussi à redorer son blason en séduisant la critique tout comme la presse. D’ailleurs, Massimo Ferretti, président du groupe Aeffe (propriétaire de Cacharel), avait exprimé son incompréhension face à la décision de Jean Bousquet. Le PDG de Cacharel a choisi de ne pas renouveler le contrat de Charlier. Surement cela a été la raison qui l’a poussé à donner sa chance au jeune créateur en lui permettant de lancer sa propre marque éponyme sous l’égide d’Aeffe. C’est dans le préau du lycée Turgot qu’il dévoilait à la presse et aux acheteurs la première collection. Dès les premiers passages, on retrouve la grammaire Charlier qui avait su plaire : un chic austère mais pas fade combiné à des coupes graphiques réalisées toute en finesse. Les ensembles imprimés de peintures signées Michel Devoisin-Lagarde sont en se pâmer, pareil pour les manteaux en laine épurés. Seul petit bémol en ce qui concerne les quelques pièces en vinyle, qui flirtent dangereusement avec le mauvais goût. Vivement la saison prochaine afin de découvrir la suite des évènements pour la maison juvénile.

 

Crédits photos : GoRunway.com