Découvrez « Esthétique Jazz », un événement accueilli par le Musée Dapper.

Le Musée Dapper vous invite à participer à la première édition du colloque « Esthétique Jazz », une manifestation scientifique conçue et organisée par le laboratoire SeFeA/RET de Paris 3 Sorbonne Nouvelle en partenariat avec le Festival Ciné-Jazz. Ce colloque sera l’occasion de réfléchir aux liens qu’entretient  l’improvisation jazzique  tant avec l’écriture cinématographique qu’avec l’écriture dramatique et scénique. Liens parfois conflictuels, puisque l’improvisation résiste, par définition, à la fixation par l’écrit. C’est pourtant au cœur de se conflit entre ordre et esthétique que se joue peut-être une réinvention des formes.

Programme:

22 novembre    

 

 MATIN

 9h15 

 

-Discours d’ouverture en présence des présidents de séance, des directrices de la programmation artistique de Cinejazz et du comité scientifique, organisateur du colloque.

 

9h30

 

-Projections : Nemasco de Jean-Louis Bompoint (2011, 6’25)

 

Présidence de séance : Catherine Naugrette (Paris 3)

 

-« Ecrire l’imprévisible »:

Conférence inaugurale par Gilles Mouëllic :

 

Dramaturgie et improvisation : comment l’improvisation travaille la dramaturgie, comment elle crée du drame.

 

 

 10h15

 

-Free radical de Len Lye (1958, 4’10)

 

-Aleph de Wallace Berman (1958-76, 7’42)

 

-Conférences

 

 Eric Thouvenel :

 

(titre à venir)

 

 Pierre Letessier :

 

-Broadway by light (1958) 10mn, de Wiliam Klein (1958, extraits, 10′)

 

-Débat et pause

 

 11h15 :

 

-Projection : extraits de L’instrument à pression de David Lescot

 

-L’improvisation comme illusion du drame : Table ronde animée par Sylvie Chalaye

 

Avec David Lescot (dramaturge), Eric Vinceno (musicien) et Jean-Pierre Lemouland (réalisateur et producteur)

 

Philippe D’Aram (compositeur).

 

 

 

APRÈS-MIDI

 

 

 

Jazz en écriture : écrire le jazz, écrire par le jazz, écrire jazz… Il s’agira d’interroger la relation improbable du jazz à l’écriture scénique, dramatique ou cinématographique. Comment l’improvisation inhérente au jazz (se) joue de l’écriture. « Coudre, découdre… en découdre » dit Enzo Cormann, rechercher la friction, le contact, « trompéter »la langue…

 

 14h30

 

-Films noirs d’Enzo Cormann (extraits)

 

-Conférences

 

Présidence de séance : Alexandre Pierrepont  (Paris 7) avec  Virginie Soubrier et  Yannick Séité

 

-Meetic Lulu – Jazz

 

Une performance du Collectif C 4

 

par Chantal Dervieux , Thomas Resendes et Pierre Izabert

 

-Débat et pause

 

 16h30

 

-Mise en voix : Habiter la frontière d’Eléonora Miano par Gerty Dambury ?

 

-Ecrire jazz ?

 

Table ronde animée par Virginie Soubrier 

 

Avec Koffi Kwahulé (dramaturge), Franck Medioni (journaliste), Yvan Amar (journaliste), Isa Armant (musicienne)

 

18h : Pause

 

 19h 30

 

-« Les formes infinies incarnent la beauté »

 

Spectacle musical

 

La danseuse Priscilla Marrero (Miami, États-Unis), le sculpteur et cinéaste Ferrán Martín (Valence, Espagne) et le compositeur / saxophoniste Matthew Evan Taylor (Boston, États-Unis) ont créé un programme interdisciplinaire qui questionne l’héritage de l’architecte suisse Le Corbusier dans le film The Emerald house, explore la construction d’idées au sein d’un duo jazz improvisé entre Marrero et Taylor : « Les formes infinies incarnent la beauté“. La soirée finira sur une improvisation libre.

 

 21h

 

-Bord de scène

 

avec Isabelle Lambert, Raphaëlle Tchamitchan et l’équipe artistique du festival.

 

 

 

 

 

23 novembre

 

 

 

MATIN

 

 

 

L’improvisation à l’ère du numérique : dans un monde de la création où la place des machines est de plus en plus multiforme depuis l’avènement du numérique, reste-t-il encore une place pour l’improvisation ? Ces questions concerneront autant les pratiques musicales, scéniques, théâtrales que cinématographiques.

 

 9h30

 

-Projection :  The Connection de Shirley Clarke

 

-Conférences

 

Présidence de séance :  Pierre Letessier (Paris 3)

 

« Imprévu et improvisation dans les programmes numériques »

 

par Antony Masure, doctorant en Design à l’Université Paris 1

 

« Trouver le lieu du geste et de l’improvisation : ce que le numérique déplace dans le cinéma d’Abdellatif Kechiche »

 

par Anne Brouillet, doctorante en études cinématographiques à l’Université Rennes 2

 

«  Improvisation, jeu d’acteur et dispositifs numériques », Rachel Rajalu, doctorante en Etudes théâtrales à l’Université Rennes 2

 

-Débat et pause

 

 11h15

 

-Projection : extraits du making off de Entre les murs de Laurent Cantet,

 

 -Improvisation, techniques, technologies

 

-Table ronde animée par Gilles Mouëllic

 

Avec Gérard Assayag (responsable de l’équipe des Représentations Musicales de l’Ircam), Robin Campillo (cinéaste, monteur et scénariste), David Koperhant, (programmateur musical) et Jean-François Peyret (metteur en scène).

 

 

 

 

 

APRÈS-MIDI

 

 

 

L’improvisation comme marronnage : Le jazz est à l’origine un acte de résistance et de transgression de musiciens noirs : une façon de dire le rapport à la perte et de réinventer en permanence une identité délibérément instable.

 

 14h30

 

-Mises en voix d’extraits :

 

Frères de son de Koffi Kwahulé, La Philosophie du Blues de Philippe Paraire

 

par Gerty Dambury et Roselaine Bicep 

 

-Conférences

 

Présidence de séance : Brent Edwards (Columbia University)

 

En présence de :

 

Alexandre Pierrepont et Sylvie Chalaye

 

 -« Quand les Belles de jazz se font la belle » par Fanny Leguen

 

Raphaëlle Tchamitchan

 

-Débat et pause

 

 17h00

 

-Projection de Tout va bien en Amérique de David Lescot (extraits)

 

-L’improvisation comme espace de liberté

 

Table ronde animée par Emmanuel Parent

 

Avec Kossi Efoui (dramaturge), D’de Kabal (comédien slameur), Christian Béthune (chercheur),

 

Philippe et Michaël Paraire (écrivain et éditeur).

 

-Réception de clôture

Infos pratiques:

Musée Dapper – 35, rue Paul Valéry, 75016 Paris
M° : Victor Hugo, ligne 2 / Charles-de-Gaulle – Etoile, Nation, ligne 1 et 6
Bus : Paul Valéry, Victor Hugo, ligne 52 et 82

Entrée libre.