Eric Zemmour perd son procès en appel contre le rappeur Youssoupha

Eric Zemmour se fait traiter de con dans une chanson… Et perd son procès. Le polémiste est reparti bredouille de la cour d’appel de Paris, dans le procès qu’il avait intenté au rappeur Youssoupha pour le fameux mots de trois lettres extrait d’une chanson «A force de le dire». Pour les juges, il n’y a eu «ni diffamation, ni injure publique» et le passage incriminé n’excédait «pas les limites admissibles en matière de liberté d’expression artistique».

Les paroles incriminées étaient : « A force de juger nos gueules, les gens le savent qu’à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards, chaque fois que ça pète on dit que c’est nous, je mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d’Eric Zemmour. »

Pour les magistrats, M. Zemmour, « journaliste, chroniqueur et polémiste connu pour son sens pas toujours bienveillant de l’humour et de la formule », est « un personnage public » vis-à-vis duquel « une plus grande tolérance s’impose ». La cour ajoute également, que le rap est « un style artistique permettant un recours possible à une certaine dose d’exagération ».

En première instance, le 26 octobre 2011, le tribunal correctionnel de Paris avait donné raison à Eric Zemmour et Youssoupha avait été condamné pour injure publique à une peine d’amende de 800 euros avec sursis. La directrice générale d’EMI Musique France, Valérie Queinnec, avait également écopé de 500 euros avec sursis. Les deux prévenus avaient été condamnés à verser à Eric Zemmour 1 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros de frais de justice.

Le rappeur de 33 ans s’était notamment défendu en évoquant les multiples provocations d’Eric Zemmour à l’encontre du rap, que le chroniqueur décrit comme « une sous-culture d’analphabètes ».

Découvrez ci-dessous la chanson de Youssouffa à l’origine du procès: