Renontre avec la princesse du zouk, Leïla Chicot !

Incontournable sur la planète zouk, Leïla Chicot est de retour avec un troisième album Divinement Love, un opus au parfum des îles, prétexte pour rencontrer la diva du zouk.

 

1 – Peux-tu te présenter ? 

Leïla Chicot est une jeune fille qui a commencé dans un concours de circonstances : un petit concours de chant organisé en 1996 où je n’ai pas gagné, mais j’ai été remarqué par 2 compositeurs de renom qui s’appellent Richard Birman et Tony Deloumeaux. Et l’aventure a commencé comme ça. Au début, je n’ai pas de carrière solo. J’ai tout d’abord participé à un premier concept qui s’appelait Double Jeu, une compilation où j’interprétais deux titres, et ensuite j’ai enchaîné d’autres concepts musicaux, avant d’enfin faire mon premier album solo en 2000, intitulé Excess.

 

2 – Justement, alors que ta carrière se déroulait bien, qu’est-ce qui explique cette pause entre 2003 et 2007 ?

Ça a été un choix de m’absenter. Quand j’ai commencé en 1996, j’avais 17 ans. Et depuis cette année jusqu’à 2003, j’enchaînais les projets musicaux. Et au bout d’un moment, j’avais besoin de prendre du recul et de m’occuper de ma vie personnelle. Certes je montais, mais il fallait aussi que je construise ma vie personnelle parce que si je restais dans le milieu musical, je n’aurais pas eu ma fille. Cette absence m’a aussi permis d’observer ce qui se passait dans le milieu du zouk, où il y a eu beaucoup d’évolutions. J’ai appris énormément de choses pendant cette pause, ce qui m’a permis de revenir en 2007, avec l’album Renaissance.

 

3 – Comment décrirais-tu cette évolution entre 1996-97 et 2013 ?

Je dirais que la maturité s’est faite crescendo et je pense dans le bon sens, dans la positivité. Et effectivement, depuis 2009 avec l’opus Renaissance, Divinement Love est le vrai album de la maturité.

 

4 – Peux-tu nous parler de ce nouvel album Divinement Love ? Quelles ont-été tes inspirations ?

Divinement Love parce que l’amour avant tout. Au fil des années on voit que le monde va de mal en pis, et on oublie une des premières valeurs qui est l’Amour, et cela dans tous les termes : envers son prochain, ses parents, ses enfants, ses frères et sœurs…

Quant à mon travail sur Divinement Love, j’ai été à l’écoute de mes fans et de leurs envies, et je suis allée chercher tous les compositeurs anciens qui me tenaient à cœur avec Richard Birman, Frederick Caracas et Tony Deloumeaux. Ensuite, je me suis entourée de jeunes compositeurs en vogue pour garder cet album au goût du jour. J’ai fait un peu mon petit cocktail avec Divinement Love.

 

5 – Divinement Love, véritable patchwork musical alors ?

Oui, on peut le dire. Depuis 1997, je n’ai pas fait beaucoup de featurings. Ça a été une remarque et une critique qui revenaient très souvent. J’ai eu beaucoup de propositions, là n’est pas le souci, mais on ne fait des featurings pour faire des featurings. J’ai toujours marché au feeling et coup de coeur. C’est dans ce sens là que mon duo avec Tanya St Val pour « Manman », a été une merveilleuse expérience car c’est elle qui a été le déclic de me donner envie de faire de chanter du zouk. Je suis contente, j’ai réalisé un rêve. Fally Ipupa a aussi été une rencontre exceptionnelle, explosive.

 

6 – Justement, le Congo a rencontré les Iles avec « Mema Nga », ton duo avec Fally Ipupa, comment est née cette collaboration ?

Fally Ipupa est est un mec super gentil, super calme, super poli. J’étais en studio avec son producteur David Monsoh, et je lui ai demandé si nous pouvions collaborer ensemble. Ce fut chose faite avec « Mema Nga ». J’ai vécu une bonne expérience avec Fally que je conserverais dans ma tête et mon cœur pour très longtemps. Je tiens d’ailleurs à tourner notre titre en clip, je ne sais pas si ça sera fait en Afrique, peut-être aux Antilles, mais je tiens à clipper « Mema Nga ».

 

7 – En parlant d’Afrique, on peut aussi découvrir dans l’album un morceau, « Boss VIP » avec les Wezepe, peux-tu nous en dire plus ?

Ce sont les Wezepe qui m’ont invité. Ils étaient très content du résultat, m’ont dit que le Togo adorait ce que je faisais. Je ne suis jamais partie au Togo, et suis impatiente d’y aller. C’était une très belle collaboration.

 

8 – Es-tu déjà allée en Afrique ?

J’y suis allée au début de ma carrière, j’ai fait des pays comme la Côte d’Ivoire, le Nigéria, mais je n’y suis plus retournée depuis un moment. On prépare cependant là une tournée en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. Cette tournée est prévue vers la fin de l’année, vers octobre/décembre.

 

9 – Et tes autres dates de concerts ?

Des concerts sont prévus fin juin/début juillet aux Antilles-Guyane, et à la rentrée une salle parisienne. Et donc après Afrique. Aux Etats-Unis aussi, on compte faire quelque chose, mais rien n’est défini pour l’instant là-bas.

 

10 – Si l’on observe un instant la scène musicale zouk ces dernières années, on peut voir un certain essoufflement de ce genre musical, un manque de reconnaissance chez les artistes zouk : qu’en penses-tu ?

Je pense déjà que ce n’est pas ce qu’on doit rechercher. Il faut rester pour moi dans une logique que la musique est un moment de partage. On nous a donné un don, qu’on doit partager au monde. On ne doit pas être dans l’optique que l’on veut être reconnu. Ne pas être artiste pour la gloire, mais pour donner de l’amour aux gens. Et je pense que quand on fait ça, on nous le rend forcément.

 

11 – Alors quels conseils donnerais-tu à cette nouvelle génération, peut-être aujourd’hui décourager par ce manque de visibilité ?

A part ce que j’ai pu dire plus tôt, je dirais sans aucun doute que la réussite est aussi une question d’entourage, et cela quelque soit le milieu musical. Si on n’a pas la bonne équipe qui permet d’ouvrir le chemin, de nous pousser, on n’ira forcément nulle part. Donc c’est vrai que ce peut être décourageant pour certains. Et puis à part ça, il faut avoir un bon entourage personnel : les amis, la famille, les personnes qui te connaissaient bien avant que tu ne chantes, et qui sont les plus à même de te recadrer, te ramener sur terre quand tu en as besoin et t’encourager.

 

12 – Un dernier mot à tes fans ?

Je vous aime énormément et vous dis à très très vite.

 

« DIVINEMENT LOVE » de Leïla Chicot est disponible chez tous les bons disquaires depuis le 25 mars 2013.