Trois petites-filles de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela seront les héroïnes d’un nouveau show de télé-réalité centré sur leurs vies quotidienne. Le but de l’émission ? Montrer l’Afrique “comme elle est, avec une nouvelle classe moyenne qui contribue au développement économique”.

« Cette émission racontera nos vies de jeunes femmes noires… Nous n’allons pas porter des T-shirts avec l’inscription « je suis une Mandela », clame Swati Dlamini, l’une des petites-filles de l’ancien chef d’État sud-africain Nelson Mandela, dans les colonnes du journal Mail and Guardian online.

Au côté de sa sœur, Zaziwe Dlamini-Manaway et de sa cousine Dorothy Adjoa Amuah, elle  sera l’héroïne d’une nouvelle série qui risque de faire parler d’elle. Dès 2012, l’émission de télé-réalité, montrant la vie de ces trois jeunes femmes, sera diffusée sur les ondes en Afrique du Sud, a annoncé jeudi la production, sans préciser sur quelle chaîne elle sera retransmise.

Dlamini-Manaway, 34 ans, représente la figure de la mère de famille, avec trois jeunes enfants. Elle est la petite-fille de Winnie Madikizela-Mandela. Sa sœur Swati Dlamini, à 32 ans, est mère célibataire. La plus jeune, Adjoa Amuah, a 27 ans et travaille dans le business de grande marque. Elle est la belle-fille de Makaziwe Mandela, l’un des enfants que Nelson Mandela a eu avec sa première épouse, Evelyn.

Le show “ne ternira pas la dignité de Nelson Mandela”

Les trois jeunes femmes ont grandi et fait leurs études aux États-Unis, avant de revenir dans leur pays natal pour des raisons familiales et d’affaires, et font aujourd’hui partie de la jet-set  de Johannesburg. L’émission rendra compte de leur vie quotidienne, avec comme objectif  « de montrer la nouvelle Afrique et de donner aux téléspectateurs un coup d’oeil sur son niveau de sophistication et son irrésistible potentiel », selon la production.

Une « contribution positive au continent » qu’appréciera peut être moins leur aïeul, qui, à 93 ans, vit retiré dans son village natal, et qui n’apparaitra pas dans le show.

« Nous montrons l’Afrique comme elle est, avec une nouvelle classe moyenne qui contribue au développement économique », s’est défendu de son côté Dorothy Adjoa Amuah. Et de conclure « Nous ne sommes définitivement pas la famille Kardashians ».

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